L’Institut National pour la Défense des Droits Économiques, Sociaux et Culturels (INDDESC) a procédé, mardi 15 septembre, au lancement officiel de l’IMJIVIAH. La cérémonie s’est déroulée à l’Hôtel Montana, à Pétion-Ville, en présence de plus d’une centaine de participants.

 

La rencontre a réuni des représentants d’institutions, des acteurs du système judiciaire, des représentants diplomatiques, des personnalités publiques et des membres de la société civile. Plusieurs personnalités ont également pris part à la cérémonie, dont un représentant de l’ambassade de Taïwan en Haïti, le roi du vodou haïtien Augustin Saint-Clou et plusieurs représentants du système judiciaire.

 

Le président de l’INDDESC, Me Frédo Jean Charles, a livré un discours empreint d’émotion sur la situation sécuritaire du pays. Il a exprimé sa solidarité envers les familles des victimes et formulé le souhait de voir arriver un jour une véritable réponse judiciaire permettant à Haïti de retrouver la stabilité. Il a également insisté sur la nécessité pour le pays de demeurer un État de droit, où tous les citoyens peuvent vivre dans la paix, la sécurité et la dignité.

 

L’émotion était palpable lorsque les participants ont observé un moment de silence en mémoire des victimes de l’insécurité. La projection d’un documentaire réunissant les témoignages de victimes et de survivants a ensuite permis de mettre des visages et des voix derrière une crise souvent réduite aux statistiques.

 

L’INDDESC a profité de cette occasion pour présenter la feuille de route de l’initiative. Une plateforme numérique, accessible à l’adresse imjiviah.inddesc.org, a également été créée afin de documenter et de rendre accessibles les différents rapports, témoignages et communiqués liés aux activités de l’IMJIVIAH.

 

Au cours de la cérémonie, les responsables de l’IMJIVIAH ont également présenté les principaux objectifs de l’initiative. Celle-ci entend notamment placer la mémoire des victimes au centre des réflexions sur l’insécurité, tout en portant les questions liées à la justice, à l’indemnisation et à la réinsertion des personnes affectées par les violences armées.

 

Un rapport consacré à l’évolution de l’insécurité en Haïti au cours des dernières années a également été présenté lors de la rencontre. Ce document vient compléter la démarche de l’initiative en mettant l’accent sur les conséquences de la violence armée et la situation des populations touchées.

 

La culture a également occupé une place importante lors de cette cérémonie. L’artiste haïtien engagé Jean-Jean Roosevelt a livré une prestation devant les participants, apportant une dimension artistique à une rencontre marquée par la mémoire, le témoignage et la solidarité envers les victimes.

 

Avec le lancement de l’IMJIVIAH, l’INDDESC entend ouvrir un nouvel espace consacré aux victimes de l’insécurité armée. Au-delà des chiffres et des bilans, l’initiative veut rappeler que derrière chaque victime se trouvent une histoire, une famille et une communauté, confrontées à des conséquences qui peuvent se prolonger bien au-delà des violences.