Malgré des résultats encore jugés insuffisants sur le terrain, le Conseil de sécurité a décidé de maintenir le mandat de cette force chargée de mener des opérations contre les groupes armés qui terrorisent la population. La résolution a été adoptée par 12 voix pour, aucune contre et trois abstentions, celles de la Chine, de la Russie et du Pakistan.
Agissant en vertu du chapitre VII de la Charte des Nations unies, le Conseil demande au secrétaire général de poursuivre le soutien logistique et opérationnel à la FRG, notamment par l’intermédiaire du Bureau d’appui des Nations unies en Haïti (BANUH).
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La résolution rappelle toutefois que la responsabilité première de la sécurité, de la stabilité, de l’État de droit et de la protection des civils incombe aux autorités haïtiennes. Elle les appelle notamment à lutter contre la corruption, à réformer la gouvernance et à s’attaquer aux flux d’armes illégales qui alimentent les groupes armés.
Le Conseil de sécurité réaffirme également la nécessité d’une solution globale, durable et dirigée par les Haïtiens. Il souligne par ailleurs l’importance de créer les conditions de sécurité nécessaires à l’organisation d’élections libres et équitables.
Autorisée par les Nations unies, la FRG est appelée à mener des opérations contre les groupes armés en Haïti. Toutefois, les violences persistent dans plusieurs régions du pays, avec des massacres, des enlèvements et d’autres attaques contre la population civile.
La force vise à atteindre un effectif de 5 500 soldats et policiers, mais reste encore loin de cet objectif. Plusieurs pays y participent, notamment le Salvador, le Guatemala, la Jamaïque, la Mongolie, le Tchad et le Sri Lanka, tandis que d’autres contingents sont attendus.