Le chef du gang 400 Mawozo, Wilson Joseph, alias « Lanmò SanJou », affirme que les quatre soldats salvadoriens ont été tués en Haïti. Dans un entretien accordé à l’agence américaine Associated Press (AP), il n’a toutefois fourni aucune preuve pour étayer ses déclarations.
Selon Lanmò SanJou, les militaires auraient perdu la vie sur un territoire contrôlé par un autre chef de gang, Chen Mechan. Cette déclaration intervient alors que les forces salvadoriennes poursuivent leurs opérations en Haïti, notamment dans la plaine du Cul-de-Sac, à la recherche de leurs soldats.
Au cours de cet entretien, le chef de 400 Mawozo a également confirmé avoir adressé une lettre au secrétaire général des Nations unies, António Guterres. Il y sollicite l’envoi d’une délégation internationale en Haïti afin de faciliter un dialogue et une médiation avec les forces engagées dans les opérations contre les gangs.
Cette démarche suscite de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Plusieurs internautes se moquent de l’initiative du chef de gang, estimant que la peur a désormais changé de camp. Pour eux, le recours à l’ONU traduit l’inquiétude des groupes armés face à l’intensification des opérations militaires salvadoriennes.
Certains commentaires vont plus loin, en soulignant que les actions du président salvadorien Nayib Bukele mettent en évidence les faiblesses des dirigeants haïtiens dans la lutte contre l’insécurité. Selon ces internautes, l’intervention salvadorienne a, à elle seule, bouleversé les rapports de force avec les gangs.
Toutefois, les affirmations de Lanmò SanJou concernant la mort des quatre soldats salvadoriens restent à vérifier. Associated Press précise qu’il n’a présenté aucun élément permettant de confirmer ses déclarations.
