De nouveaux affrontements armés ont été signalés le samedi 3 janvier 2026 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Ces combats ont opposé les Forces armées de la RDC (FARDC), appuyées par les groupes d’autodéfense Wazalendo, aux rebelles de l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23), alliés au groupe Twirwaneho et soutenus, selon plusieurs sources concordantes, par le Rwanda.
D’après des rapports émanant des Nations unies, les combats se sont principalement déroulés dans la localité de Kigongo ainsi que dans plusieurs zones périphériques. La violence des échanges a été telle que des détonations ont été entendues jusque dans la ville d’Uvira, provoquant la panique au sein des populations civiles.
Des témoins interrogés sur place affirment avoir entendu des tirs nourris et de fortes explosions dans les moyens plateaux surplombant Uvira, une région déjà fragilisée par plusieurs mois d’instabilité sécuritaire. Ce regain de tensions a entraîné un nouvel exode de populations, contraintes de fuir leurs habitations pour se mettre à l’abri.
La situation humanitaire, déjà précaire dans cette partie du Sud-Kivu, pourrait se détériorer davantage avec l’arrivée de nouveaux déplacés, alors que les capacités locales d’accueil et d’assistance restent limitées. Les autorités locales ainsi que les organisations humanitaires suivent l’évolution de la situation avec une vive inquiétude, redoutant une extension des combats vers d’autres zones densément peuplées.
Patrice Assiongbon SOWANOU
