Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté jeudi 29 janvier une résolution renouvelant d’un an le mandat de la mission politique des Nations Unies en Haïti (BINUH). Ce renouvellement intervient dans un contexte de crise politique aiguë, à l’approche de la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT).
Ce nouveau mandat, selon le représentant du Panama auprès de l’ONU, Ricardo Moscoso, « s’adapte au contexte actuel et vise à maintenir un équilibre entre l’accompagnement du processus politique et électoral, d’une part, et le soutien au système judiciaire, d’autre part ».
Le mandat renforce également « le désarmement des gangs et leur réinsertion dans la société haïtienne, ainsi que la protection des droits humains », a ajouté le diplomate, dont son pays a élaboré le nouveau texte conjointement avec les États-Unis.
À ce sujet, la représentante américaine, Jennifer Locetta, a déclaré que la lutte contre les gangs était une priorité et qu’il fallait y mettre un terme « grâce à un leadership ferme et au soutien du peuple haïtien ».
Elle a souligné que la communauté internationale devrait aider les autorités haïtiennes à faciliter la tenue d’élections dans le pays, un processus qui devrait promouvoir une représentation inclusive dans la prise de décision.
Au cours de cette réunion, les débats relatifs à la fin du mandat du CPT ont été abordés. La diplomate américaine a indiqué que le mandat du Conseil expire le 7 février. Elle a ajouté qu’avant cette date, les acteurs politiques haïtiens doivent parvenir à un accord ou organiser des élections afin d’éviter un vide du pouvoir susceptible d’aggraver la crise sécuritaire.
