Deux membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), ainsi que leurs familles, ont été sanctionnés par les États-Unis pour leur implication présumée dans des activités de gangs et d’autres organisations criminelles en Haïti.
Dans un communiqué, le département d’État américain précise que ces mesures ont été prises en raison de l’implication de certains membres du CPT dans des activités criminelles, notamment pour avoir entravé les efforts déployés par le gouvernement haïtien afin de lutter contre des gangs désignés par Washington comme organisations terroristes étrangères (OTE).
À la suite de cette décision, les conseillers présidentiels concernés, de même que les membres de leurs familles, se voient interdire l’entrée sur le territoire américain. « Cette mesure est prise en vertu de l’INA 212(a)(3)(C), qui interdit généralement l’entrée aux personnes dont la présence ou les activités pourraient avoir des conséquences graves et néfastes pour la politique étrangère des États-Unis », a souligné le département d’État.
Par ailleurs, l’administration Trump affirme rester déterminée à soutenir la stabilité d’Haïti et à collaborer avec les autorités haïtiennes dans la lutte contre la violence des gangs. Elle assure que « les États-Unis veilleront à ce que les responsables de ces actes de déstabilisation en Haïti et dans la région soient tenus de rendre des comptes ».
Cette mesure intervient quelques jours après la querelle opposant le CPT à la communauté internationale autour de la tentative de révocation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. À cette occasion, Washington avait qualifié de criminels plusieurs membres du Conseil soutenant cette démarche.
