Le pouvoir exécutif affiche sa cohésion face au défi sécuritaire. Le président du Conseil présidentiel de transition (CPT), Laurent Saint-Cyr, et le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé ont effectué, ce lundi, une visite officielle au Grand Quartier Général des Forces armées d’Haïti (FAd’H), dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité et la pression croissante de l’opinion publique.
Entourés du ministre de la Défense et du haut commandement militaire, les deux responsables ont voulu envoyer un signal fort : l’État entend reprendre l’initiative sur le terrain. Cette démarche s’inscrit dans une stratégie de consolidation de l’autorité publique et de coordination renforcée entre les institutions chargées de la sécurité nationale.
Au cours de cette visite, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a mis l’accent sur la nécessité de doter les Forces armées d’Haïti de moyens adaptés aux défis actuels. Il a rappelé la volonté du Gouvernement de poursuivre la modernisation de l’institution militaire, tant sur le plan opérationnel que logistique et humain, afin de lui permettre d’agir efficacement aux côtés de la Police nationale d’Haïti (PNH).
La sécurité, a souligné le chef du Gouvernement, demeure une priorité centrale de l’action publique. Elle conditionne non seulement la stabilité des institutions, mais également la relance de la vie économique et sociale, ainsi que le rétablissement de la confiance entre l’État et les citoyens.
Si les autorités affichent leur détermination, la réalité sur le terrain reste toutefois préoccupante. Près de deux ans après l’installation du Conseil présidentiel de transition, des axes stratégiques majeurs tels que Martissant et la Croix-des-Bouquets, véritables corridors reliant la région métropolitaine aux dix départements du pays, échappent toujours au contrôle effectif de l’État, symbolisant l’ampleur des défis sécuritaires à relever.
Pour sa part, le président du CPT, Laurent Saint-Cyr, a salué le professionnalisme et le sens du devoir des militaires des FAd’H, appelés à jouer un rôle de plus en plus déterminant dans la reconquête des zones contrôlées par des groupes armés et dans la protection des institutions républicaines.
Malgré les obstacles persistants, le Gouvernement se montre confiant. Les autorités estiment que la reprise progressive des territoires affectés par la violence ouvrira la voie à un climat de sécurité plus stable, indispensable à la réorganisation de la vie démocratique et à la tenue d’élections libres, inclusives et crédibles prévues en 2026.
À travers cette sortie conjointe, le président du CPT et le Premier ministre entendent réaffirmer un message de cohésion et de responsabilité : face à l’insécurité, l’État se veut uni et déterminé à restaurer son autorité, dans l’intérêt supérieur de la Nation.
