Les décisions de la Commission de discipline de la Confédération africaine de football ont suscité de vives réactions depuis l’annonce du verdict. Et si le Sénégal, somme toute épargné au regard des sanctions évoquées depuis les incidents de la finale de la Coupe d’Afrique des nations, a renoncé à faire appel, le Maroc, plus durement sanctionné qu’attendu, s’est pourvu en appel.
Et les Lions de l’Atlas ne sont visiblement pas les seuls à ne pas être satisfaits du verdict rendu par la Commission de discipline. Il en est de même de Patrice Motsepe, le président de la CAF. En témoigne le communiqué publié par le dirigeant sud-africain dans lequel il condamne les incidents et réclame un durcissement des sanctions.
« J’ai été profondément déçu par les incidents inacceptables survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations, a-t-il ainsi écrit pour commencer. J’ai pris acte de la décision rendue par la Commission de Discipline de la CAF, annoncée le mercredi 28 janvier 2026, et je respecte pleinement l’ensemble des décisions de nos instances judiciaires, auxquelles je me conformerai strictement. »
De nouvelles sanctions à l’étude
Mais ces décisions n’ont donc clairement pas été à son goût. « J’ai convoqué une réunion du Comité Exécutif de la CAF (COMEX), la plus haute instance décisionnelle de la CAF en dehors de l’Assemblée Générale Ordinaire annuelle, afin d’examiner les règlements de la CAF, y compris le Code Disciplinaire », a-t-il en effet poursuivi.
« Cet examen vise à garantir que les organes judiciaires de la CAF disposent de pouvoirs suffisants pour infliger des sanctions appropriées et dissuasives en cas de violations graves des Statuts, Règlements et du Code Disciplinaire de la CAF, ainsi que pour tout comportement portant gravement atteinte à la réputation, à l’intégrité, au respect et à la compétitivité mondiale du football africain et des compétitions de la CAF », a-t-il expliqué avant d’annoncer que des moyens supplémentaires seraient alloués en faveur de l’arbitrage.
« Il est essentiel que les arbitres africains, les opérateurs VAR et les commissaires de match soient perçus, respectés et reconnus comme impartiaux, équitables et de niveau mondial », a-t-il affirmé.
Patrice Assiongbon SOWANOU
