Après 23 ans de présence militaire, les derniers soldats américains quittent l’Irak. La dernière grande base américaine encore active a fermé ses portes ce mercredi 30 septembre, marquant une nouvelle étape dans le retrait des forces américaines du pays.
Les États-Unis étaient intervenus en Irak en 2003 pour renverser le régime de Saddam Hussein. Au fil des années, leur mission avait évolué vers la lutte contre les groupes djihadistes, notamment l’organisation État islamique (EI). Depuis douze ans, Washington dirigeait une coalition internationale engagée contre l’organisation en Irak.
Le retrait avait été convenu en 2024 entre l’administration de l’ancien président américain Joe Biden et le gouvernement irakien dirigé par Mohammed Chia al-Soudani. L’accord prévoyait également le désarmement des milices chiites présentes en Irak, dont plusieurs entretiennent des liens avec l’Iran.
Mais la situation régionale a compliqué ce processus. Depuis le début de la guerre avec l’Iran, à la suite des opérations militaires menées conjointement par les États-Unis et Israël le 28 février dernier, plusieurs milices chiites ont repris les combats, notamment dans la région du Kurdistan irakien.
Le départ des forces américaines ouvre ainsi une nouvelle période pour l’Irak, alors que les autorités doivent encore trouver un accord avec ces groupes armés concernant leur désarmement et leur rôle dans le dispositif sécuritaire du pays.