Le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) a publié un rapport ce vendredi 30 janvier 2026, faisant état de près de 6 000 morts et plus de 2 700 blessés en 2025, suite à des violences armées.
L’année 2025 a été particulièrement catastrophique pour la population haïtienne en raison de l’intensification des violences perpétrées par des groupes armés. Selon le Service des droits de l’homme (SDH) du BINUH, entre le 1er octobre et le 31 décembre 2025, au moins 1 523 personnes ont été tuées et 806 blessées à la suite de violences commises par des gangs, des groupes d’autodéfense et des membres non-organisés de la population, ainsi que lors d’opérations policières.
Ces données portent le nombre de morts à 5 915 et celui des blessés à 2 708 en 2025. Selon l’agence onusienne, les hommes représentent 85 % des victimes, les femmes 12 % et les enfants 3 %.
La grande majorité de ces incidents ont été recensés dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince (71 %), suivie du département de l’Artibonite (24 %) et du département du Centre (5 %).
Par ailleurs, au cours du dernier trimestre 2025, l’ONU a indiqué qu’au moins 156 personnes ont été enlevées contre rançon par des gangs armés, dont 61 % dans la zone de l’Artibonite, 36 % dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et 3 % dans le département du Centre. Au total, moins de 647 enlèvements ont été recensés en 2025.
Face à cette situation, l’ONU demande aux autorités haïtiennes de renforcer la cohérence et l’efficacité de leurs forces de l’ordre dans la lutte contre les groupes armés, conformément aux normes et standards internationaux en matière de droits humains.
Avec le soutien de la communauté internationale, notamment des acteurs humanitaires, l’ONU demande également aux autorités haïtiennes de renforcer la protection des populations vulnérables.
